Où sont les guerriers ?

 

Où sont les rois?

 

Où sont les orgueilleux qui prennent le trône quand on les croit ?

 

Sofiane.

L'atelier.

Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 17:16
- Publié dans : L'atelier.

Fragments de Brac-py.

 

Ce qui suit est largement inspiré de Pybrac de Pierre Louys, éloignez les enfants et les adultes enfantins c'est du hardcore mais faut bien oser dans la vie ( notez que ce que j'ai retiré sont les strophes les plus "crades"...)

 

parental_advisory.gif

 

 

Je n'aime pas à voir Marie un peu bourrée

Qui suce un gaillard dans ses chiottes un beau soir...

Et s'y plait ; pleine de jouissance démarrée

Aux bruits des succions lubriques dans le noir.

 

Je n'aime pas à voir la double sodomie

Que tente cette blonde aux deux bottes de cuir

Avec son cousin Jean et sa meilleure amie

Ceinturée par un gode énorme... et pour en jouir !

 

Je n'aime pas à voir ce vétéran sénile

Payer je-ne-sais-quelle insensible putain

Pour qu'elle touche sa femme d'un doigt habile

Afin qu'il s'imagine enfonçant son lutin.

 

Je n'aime pas à voir la jeune Marguerite

Déflorée en un quart d'heure par l'inconnu

Du métro, puis rêver chaque nuit d'une bite

En mouillant son doigt d'ange, avec le ventre nu.

 

Je n'aime pas à voir une grande partouse

Suintant le sperme, la cyprine et la sueur

Où l'on baise, où l'on baise... à deux, à six, à douze !

Où les cris de la chair se reprennent en chœur.

 

Je n'aime pas à voir, vraiment ça me répugne,

L'adolescente nue sur la table à manger

Qu'on asperge de miel et de sucre pour bugne

Pour l'offrir en pâture au désir étranger.

 

Je n'aime pas à voir Sandrine, secrétaire

A mi-temps, écarter aux yeux de son patron

Ses jambes de sauterelle et, d'un ton vulgaire,

Dire : « Si tu la mets, mets-là fort et profond »

 

[...]

 

 

Je n'aime pas à voir madame la voisine

Partir avec un jeune idiot des alentours

Afin de lui vider tout le sang de la pine

Et de le laisser nu, radieux dans la cour.

 

Je n'aime pas à voir vibrer sous une jupe

Un trésor de sextoys : deux plantés dans l'anus

Et deux dans le vagin. La bouche ? Qui l'occupe ?

Le membre effarouché du premier venu.

 

Je n'aime pas à voir une charmante blonde

Déglutir et baver très bruyamment tandis

Qu'elle fait à son mec une gorge profonde

Et que, sur son fauteuil, un voyeur applaudit.

 

Je n'aime pas à voir Paul offrir une rose

A cette demoiselle aux délicieux attraits,

Sachant qu'il va lui mettre en premier sa dose

Et qu'elle tournera pour ses potes, après.

 

[...]

 

 

Je n'aime pas à voir ces deux amies d'enfance

Qui se lèchent, poussant de petits cris aigus

Dans l'humidité de leur divine semence,

Avouant leur penchant pour le cunnilingus.

 

Je n'aime pas à voir s'écouler du pré-sperme

D'une bite branlée d'excellente façon

Par la fille cadette ni, jouissance à terme,

La voir tout avaler avec attention.

 

[...]

 

 

Je n'aime pas à voir le cul de cette femme

Ouvert comme un ravin et de foutre rempli

Palpiter, rougeoyant et brûlant ; comme en flamme...

Pourtant prêt encore à s'écarter sans répit.

 

[...]

 

pierre_louys.jpg

 

 

Alors les sainte-nitouches ? On a l'estomac bouleversé ? C'est honteux, hein ? M'en fous tant que je suis digne du maître !

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 06:05
- Publié dans : L'atelier.

 

Laure

 

Inspiré par la première partie de Anne de Paul Valéry.

Et plus implicitement par Pétrarque, le géniteur officiel des faiseurs de sonnets.

 

Laure en son deuil futur obnubilée élance

Le sel de ses yeux bruns pour heurter le granit

D'une tombe imparfaite où perle du silence

Jusqu'au duvet soyeux qui croule de son lit.

 

Telle. Or quel songe froid étreint ( et recommence)

La blancheur de ses bras d'un ongle approfondi 

Que nul ne put vernir d'éternelle clémence  ?

L'étreinte plonge dans l'épiderme maudit.

 

Et nage ! Son parfum virevolte, encensant

La pièce iconostase où l'univers descend

Jusqu'aux mèches de Laure, enfin ensommeillée...

 

Si dense fut la nuit morte de la veillée

Pour la fille au corps fin, frêle splendidement

Qu'aucun matin ne pend au grand rayonnement.

 

sleeping_beauty_by_suzi9mm.jpgPar Suzi9mm

 

C'est la nuit reine qui ceint d'un beau cauchemar

En forme d'auréole obscure à jamais lourde

Ses longs cils englobant la frayeur d'un regard

Qui tête la noirceur des lieux comme une gourde.

 

La belle saupoudrée aux joues de nacre en fard

Tombant, par pleurs, de la plus lointaine lambourde

Qui quelquefois pendait un innocent bagnard

Plein d'agitations auxquelles Laure est sourde.

 

Enfin ! De la démence Hadès ouvre l'impasse ;

Cette fille qui dort, dont l'œil clos est marron,

Au pur drap pâle se mélange et se délasse...

 

Tombeau que cadenasse une feuille de lierre

Laure orne le sommeil, au final Achéron

Fidèle ; chaque jour c'est une lavandière.

 

 


 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 23:11
- Publié dans : L'atelier.

 

Princesse

Seconde version.

 

Princesse, nommez-nous berger de vos sourires.

Stéphane Mallarmé.

 

 

Princesse, appelez-moi, cette veille est sans fin :

Mon cœur languit la chair qui comblerait sa faim

Et votre chevelure éternelle et qui joue

 

Aux cascades d'auburn ornées d'un voile fin

Dont la poussière d'or tombe sur votre joue...

Et languit votre voix où l'air au miel se noue...

 

Princesse, pour sécher mes larmes cérébrales

Vous poseriez vos cils qu'enchante la longueur

Sur mon front humecté de cette autre sueur

Afin d'y déposer les roses vespérales.

 

Princesse, appelez-moi, vos pupilles florales,

Je le sais, sont en bas,détrônant la lueur

Qui s'écoule de ma fenêtre. La rumeur

Dit que que vous êtes là, tombant des nuits astrales.

 

Princess_by_Ninoness-copie-1.jpg

 

Dans ce soir plein de vœux, quand dorment les gendarmes,

J'entends le claquement d'un talon atterri...

Appelez-moi « je t'aime », au moins votre chéri ;

Que je vous doive un nom, princesse de vos charmes.

 

Et là vous m'appelez, puis je n'ai plus de larmes ;

Et déjà je fais battre un cœur presque guéri.

J'attends que sur l'appel, il ait surenchéri :

Le silence exigé pour taire les alarmes.

 

J'attends et j'imagine un baiser de fortune

Dans l'ombre du jardin où le calice est clos

Jusqu'au matin naissant de son lointain enclos,

 

J'imagine le goût de vos lèvres, chacune

D'arôme unique et pur, j'imagine les mots

Que l'on pourrait se dire au chevet de la lune...

 

 

 



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 05:17
- Publié dans : L'atelier.

Et puis, qu'avez -vous vu ?

Seconde version.

  

See_No_Evil_Monoprint_by_Elsma.jpg

Par Elsma

 

 

Sitôt le grouillement des termitières d'or

Nous portions l'orphelin hors des noires écumes,

Frères, sachez-le ; nous vîmes ce que nous pûmes

Au Sahel inondé de sable et de fluor.

 

Sitôt que l'hydre lent dévora le parfum

Des nanas en sommeil aux paumes scarifiées,

A la chair incarnat, aux mèches falsifiées,

Aux dix ongles vernis, au beau regard défunt

 

Nous avons rattaché le peuple des îlots

Ensemble avec des liens de laine fatidiques

Mais le chant psalmodié par les anges pudiques

N'a jamais remué nos membres en morceaux !

 

Il me semble que l'homme on ne le vit géant

Que seul ; qu'il est marcheur dans la course des mondes

Depuis qu'on vit s'enfuir les nébuleuses rondes

Derrière un réverbère, et ce jusqu'au néant...

 

On vit gesticuler la candeur d'un bétail

Avec un bêlement infect et qui perdure,

Et des yeux grands ouverts issus de la torture

Qui buvait au ruisseau de curare et d'émail.

 

On ne vit pas se tordre un étrange chemin

Vers l'empire intérieur où de parfaits mensonges

Se terrent mais on vit se gonfler les éponges

De nos cœurs poinçonnés d'un hydrolat malsain !

 

On vit dans notre gorge une dose de lait

Que l'extase monta jusqu'à l'ébullition,

Bu sur les joues nacrées, sans nulle permission,

Des fiancées d'un soir d'où le sublime naît.

 

Sur nos lèvres on vit ces délices germer,

Puis nous les avalions, nous partagions nos bouches

Avec des mors d'acier qu'on avala, farouches,

Et farouches au point d'avaler le cocher !

 

Nos iris ont mordu la crème du whisky

Et la glace ! Affalés dans l'hiver de notre âge :

Les restes d'un regret, l'environ d'un orage,

Dans un fauteuil marron, sur du Tchaïkovski.

 

On vit le mois joyeux d'avril remémoré

Plein de réelles fées relatées dans un conte,

Nous n'avions pas d'honneur, nous n'avions pas de honte,

Jusqu'au jour où survint la joie en réméré !

 

On vit nos poings en feu marteler les fronts plats

Des gotha prosternés aux panards des richesses

Puisqu'on les vit pointer d'un doigt lourd de paresses

Les exilés et les sbires mêlés en tas.

 

On se vit accueillir leur peine avec douceur

Car nos esprits errants magnétisaient les nues

Et sous le faix léger des insultes accrues

On se vit tous danser ; et soliste et valseur !

 

Je ne garantis pas que notre œil était nu

Lorsque nous avons vu le fiel et les mirages

Splendides, indistincts... mais voici des images ;

Et qu'après l'on nous dise : « Et puis, qu'avez-vous vu ? » !

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 03:54
- Publié dans : L'atelier.

Les enfants de la nuit

 Princesse

Première version.

 

 

Princesse, nommez-nous berger de vos sourires.

Stéphane Mallarmé.

 

 

 

Princesse, appelez-moi : cette veille est sans fin

De ne pas caresser la peau de votre joue

Ni votre chevelure éternelle et qui joue

Aux cascades d'auburn sous l'or d'un voile fin.

 

Mon cœur languit la chair qui comblerait sa faim

Et se meurt, en sanglots, du tourment qui le roue ;

Princesse de mes nuits, seule âme que je loue

Appelez-moi, bercez-moi, que je dorme enfin !

 

Appelez-moi, séchez ces larmes cérébrales

De vos cils violets qu'enchante la longueur...

Vos escarpins foulant les roses vespérales

 

Labourent du talon deux points dans la lueur

Ogivale qui se jette de ma fenêtre ;

Princesse appelez-moi votre chéri, peut-être...

 


 

Princess_by_Ninoness.jpg

 Par Nanoness

 

 

Gardez-moi près de vous lorsque je descendrai

En frôlant l'escalier. Sans votre main, princesse,

Dans ce soir noir de vœux la mienne me pendrait !

 

J'attends avec frissons que le silence cesse

Et que le vent me souffle un trésor ; cet appel

Porté par votre voix mêlant l'air et le miel.

 

J'attends, et j'imagine un baiser de fortune

Dans l'ombre du jardin où le calice est clos

Jusqu'au matin naissant, j'imagine les mots

Que l'on dit quand on aime au chevet de la lune...

 

Et là vous m'appelez, puis je n'ai plus de larmes,

Je vous rejoins, princesse à qui je dois un nom,

Mes pas sont délicats : ils évitent le son...

Quand, d'un faux mouvement, déferlent les alarmes.

 

T'as vu l'heure ! Remonte immédiatement !


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 06:56
- Publié dans : L'atelier.

Et puis, qu'avez-vous vu ?

Première version.

___close_to_see_the_world_by_ThyMournia.jpg

 

Sitôt que frémissaient les hautes termitières

Au Sahel inondé de sable et de lueur

Nous reprenions l'enfant bercé dans la rumeur

De l'écume en furie où les flots réitèrent

 

L'immonde roulement des ondes falsifiées !

Sitôt que l'hydre lent dévora le parfum

Des nanas en sommeil dans des draps de carmin,

Au regard d'enfant mort, aux paumes scarifiées,

 

Nous avons rattaché cet archipel ensemble

Avec des liens d'osier fatidique et le chant

Des anges débusqués dans leur repère ardent

Ne remua jamais nos veines, il me semble...

 

Il me semble que l'homme a trop joué sa farce

Ou mangé le bonbon séducteur du néant,

Il me semble que non : que ses pas de géant

Ne se sont pas mêlés dans la grandeur éparse

 

De la course de monde ! On vit des nébuleuses

Atrophiées mendiant l'ornement d'un regard,

Qui fuyaient, névrosées, les coups de Trafalgar

D'un réverbère hautain aux lampes onéreuses !

 

On vit gesticuler tout un bétail candide

Avec des bêlements d'êtres infortunés

Et des yeux grands ouverts de nouveaux torturés

Qui buvait au ruisseau de curare limpide...

 

On ne vit pas, divers, le chemin de l'empire

Intérieur semé de mensonges parfaits,

Mais nous avons commis l'essence des forfaits

Dégueulasses, fatals, dans un éclat de rire !

 

On vit, puisqu'on l'a bu, le lait pur extatique

De l'outrance sublime à l'attrait enfantin

Au goût désespéré de puissant fond de teint

Aux joues des fiancées portant un nom magique !

 

On vit cela germer sur nos lèvres, nos bouches

Obcordées ravalaient les glaires d'un remords,

Quand nous avalions le cocher et le mors

Pour déféquer tout ça dans l'orchestre des mouches !

 

Sitôt tout cela vu que mordent nos pupilles ?

Des glaçons, du whisky vieux de quatre-cent ans

Au fond d'un fauteuil gris dans un calme d'encens

Avec des souvenirs fins comme des brindilles

 

Turgescentes au vent sacré de la mémoire

Qui nous rappelle alors que l'on voyait, gamins,

Les fées des contes bleus circuler dans nos mains

Et, pouvant les toucher, nous ne pouvions y croire !

 

Nous pouvions, il me semble, en vrai dans les délires

Marteler le front plat des gotha prosternés

Qui pointaient d'un doigt d'or, les gones condamnés

Par le sort, les violents, les valets et les sbires ;

 

Et puis les exilés ! Et leur peine fut douce

A nos cœurs davantage attirés vers le ciel !

Vers la mixture où gît le mirage et le fiel

Indistincts dans la nue. On vit mourir de frousse

 

Un peu de l'innocence : une fille jolie

Nous épargna l'amour en échange d'un pleur

Puis nous claquions soliste en étant né valseur,

Dans l'ombre d'un F2, tout près de la folie.


On vit peu, je l'avoue, autant que nos yeux purent

Voir mais nous avons vu, frères, nous avons vu

De belles illusions que notre songe accru

Désirait. On en vit : d'énormes fleurs impures !

 

Je ne garantis pas que notre œil était nu.

 

 

Après publication, ce 24 janvier, que lis-je au hasard d'un recueil d'Anatole France ? Ceci :

"Car la reine d'Écosse, aux lèvres de carmin,"

Donc je change.

Que ceux qui avaient remarqué ne me traitent pas de voleur.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:53
- Publié dans : L'atelier.

 

 

 

 

 

 

Pétri d’orgueil un moine annulant sa tonsure,

A changé de rayon pour méditer des plans.

L’amplitude du songe a posé sa morsure ;

Le lotus d’Osiris ondule sur le temps.

 

Le barbare lépreux aux muscles d’épluchure

A bu sa vie de sel aux lèvres des amants.

L’orgue machiavélique a trouvé sa posture ;

L’internement du ciel outrage le printemps.

 

Le prince dépendant de sa seule nature

A bizarrement su d’où poussaient les chalands.

La jungle c’est la voix d’une foule immature ;

La jungle c’est un monde où règnent les écrans.

 

L’étêté qui git là, noyé de pourriture,

A tué, pour rire, un de ses soixante enfants.

La discorde a déplu par trop de démesure,

L’homme est un banc lâché dans le nœud des courants.

 

Un ange dont le nom incarnait la blessure

A trahi, tour à tour, un total de cent clans.

Vivre est un mauvais  goût que le suicide épure,

L’hypochondriaque a capoté ses élans.

 

 

 



Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:39
- Publié dans : L'atelier.

 

Alban élava sal léger

Sénevols rétive annotât

Talpa séton son à l’état 

Enéma snob euh éroder.

 

Nopal ogre mon aborné

Noçât ces sados réunis

Engager tresser tec amis

Sima cet ressert regagné

 

Sinuer sodas sec tacon

Enroba mon ergo lapon

Redore hué bons amène

 

Tate là nos notes aplat

Tâtonnât éviter slovènes

Regel las avale nabla.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:38
- Publié dans : L'atelier.

 

Si Simone réussit…

 Servi, lu

 Part sec canot

 Tournoi

 Latte

__

Et :

 Talion

Ru

 Otton  

Accès trapu

Livres

…Tissu

Ere

Nom  Isis.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:27
- Publié dans : L'atelier.

 

L’été lia, castra pali ;

Rabat en Neïre aime mac.

 

Lèse idem us sa noce, lac,

Elle sévi, loti déni,

Mon ami lunette et épi,

Ciel ! Le mort se sait âme - crac !

 

Car  ce Matias est rom elle,

 Ici, pète et te, nu, lima.

Nom inédit Olive-selle.

 

Caleçon assume diesel.

Came mi-aérienne ta.

Baril à part, sac, aile tel.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:11
- Publié dans : L'atelier.

Ceci est une seule strophe dont chaque vers peut-être interchangé avec le vers qui tient la même place dans sa variante. C'est pas clair... C'est un clin-d'oeil à Queneau quoi !

 

 

La foudre que je tiens, vive autant qu’un python :

Elle brûle mes doigts noircis par sa caresse,

Je n’attends pas la mort engourdi de paresse

Pour que tombe, rompu, le monstre de béton.

 

Dans mes mains, s’énervant, vit la révolution :

Elle est prête, fin prête, et lourde de détresse,

Et je m’en servirai sans faille ni faiblesse,

Pour que l’oligarchie se vide d’un poumon.

 

Je porte du paria la poussière à canon :

Elle palpite, elle est avide de prouesse,

Et de toute étincelle elle est demanderesse

Pour briser chaque chaîne, et maillon par maillon.

 

La pierre est dans le poing, le climat est au bond :

Elle s’acharne à dire : « un peuple entier te presse ! »

J’en ferai bonne usage, et que cet ordre cesse

Pour que l'or-empereur comprenne sa leçon.

 

Imbécile, j’escorte une furie sans nom :

Elle est incandescente et sublime diablesse,

Je la garde et j’attends ; c’est comme une promesse,

Pour faire éclore la justice aux yeux de plomb.

 

J’ai comme legs la flamme aux teintes de passion :

Elle est étanche au deuil, aux rires, à l’ivresse…

Je ne l’oublie donc pas, je l’offre à la jeunesse

Pour que s’ouvre, rougi, l’œil niais du mouton.

 

Ma rage est esthétique et n’orne aucun fronton :

C’est celle d’une masse encombrée de bassesse

Je la donne à qui veut, avec grande allégresse

Pour que les titans d’or se voient courber le front.

 

La lame d’argent brut qui perfore le son :

Elle est notre, mais à qui la première adresse ?

Je l’utiliserai sans prélude, sans messe,

Pour que le dominant mange de son bâton.

 

La mitrailleuse à cent-mille coups en dit long :

Elle est tous les reclus que ce monde délaisse

On la prend vite main - quand on sait qui l’on blesse -

Pour arracher le masque et la contrefaçon.

 

La  fleur de ma colère est proche d’être tronc :

Elle est avide de sang, quoiqu’il n’y paraisse,

J’attends l’évènement, son choc et sa vitesse

Pour unir dans la lutte agathois et breton.

 



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 06:12
- Publié dans : L'atelier.

Vers de terre.

Ou vers terreux.

 

Pythagoras.gif

 

 

1. Engendre aux alentours une pensée nouvelle.

2. Le temps avaria le plus vieux mécanisme,
La mer fut désoeuvrée lorsque l'île fut isthme
Et Icare, ce fou! nous a encombré d'ailes.

3. Vole ou creuse la mine aux senteurs de mouroir
Et quête dans la fange une tiare viciée.

4. Abats, au coin du ciel, cet ange policier!
 
5. Dors, prunelle visible - Il est mort, on peut croire!

6. Ne t'endette jamais, les canines d'huissiers
Sucent d'un trait le nerf, le sang et la mémoire.

7. Pars dans la nuit des rues tatoué un destin
En unissant le râle à l'appel au secours,
Une horreur de passage... un instant, un contour
Qui brûle un souvenir et dissout un dessein...

Fais-le!

         8. Demain  la terre enlisera la vie ;
Demain la terre immense éteindra son néon
D'un souffle sans pareil aux barbes des camions,
Des gares, des hôtels et des caméléons.

9. Démêle dans le noeud le besoin de l'envie.

10. Laisse donc internet, prends le lac et la feuille
De vigne enluminée par l'unique lueur
Du soleil suffocant dans la course des heures
(Bêtes toujours guidant à l'ombre du cercueil).

11. Vis des amours vermeils aux baisers répétés
Et goûte ce poison dont tout le monde parle.

12. Reste au chevet du mort si tout le monde part ;
Le front bas pour un soir, haut pour l'éternité.

13. Change! Change et les cieux et la terre et les eaux,
C'est cela le chemin ; le reste n'est qu'impasse!

14. Reste là, parmi nous, et relègue ta place
Entre l'hymne de plomb et le chant des oiseaux.

15. Quant au nerf agité ne sois pas animal,
Le grand vol s'ouvrira de chouettes dans la nuit...
Un murmure croissant : Il parait que c'est lui!
Il sait...

            -Mais que sait-il?

                                          La racine du mal.

16. Voilà, et vis beaucoup ; lis, virevolte aux cimes
Muni d'un piolet mais d'une paire d'aile.

17. Ou recèle un enfer que rongent des abîmes!

18. Enfin trouve celui, ou enfin trouve celle
Qui sera une paix fleurie entre deux crimes
Pour achever ce siècle, aux peines sans appel.

19. Il est un peuple muet que la parole opprime...

20. Médite à en saigner dans l'incendie réel,
Moule ce sang de songe et orne un monde d'or.

21. Le monstre, agenouillé, sut qu'il était cruel,
Vaincu par ses martyrs.

                                   21. Tout un Peuple s'exprime ;
Il dit : Je suis un homme!

                                            Enfant de  Pythagore.

 

 

couvversdores.jpg

 


 

 

 

 

 



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 04:48
- Publié dans : L'atelier.

C'est sur le pont de Lyon.

C'est sur le pont de Lyon que la belle s'y promène
Elle s'y promène tant! Elle s'y coiffe elle s'y fait belle ;
Elle y baigne ses longs cheveux avec la queue d'une hirondelle.

Lyon s'enfuyait de l'hiver
Et le printemps posait ses pieds
De floraisons sur l'arbre vert
Et la rose sur l'églantier
S'épanouissait aux rayons
Du soleil. Mômes en haillons
Et mères au souffle de toux
Sortaient voir s'il poussait la fleur ;
La fleur, le remède de tout
Même celui de la douleur...
Mais l'astre, en haut, se riait d'eux :
La belle avait figé ses yeux.
Sous l'azur seul elle sortait
Marcher sur le pont et penser,
Son coeur léger se transportait
Vers la Hollande. Oh! se lancer
Par delà le garde-fou! Oui!

Car son bonheur s'était enfoui
Dans une geôle de là bas!
Triste? Mais elle l'était tant!
S'il faut s'effondrer bas, plus bas
Encore! Et pleurer moins longtemps!

Car la Hollande si lointaine
Avait pris, parmi la centaine
De prisonniers, son frère idiot
Et son mari! Ah! Le garant
De son coeur! Les yeux à son dos
Et la moitié du mot parent!
La belle était triste, si triste...
La griffe noire sur la liste
Avait marqué en gras son nom
A l'encre des désespérés :
-Le temps la jettera du pont
Au regard de l'astre effaré-.

Mais elle ne sauta jamais
Au nom de celui qu'elle aimait,
En vie, là bas... Quelles raisons,
Quel destin la laissaient aux rives
Du Rhône? " Ô si vaste horizon,
Tu détiens mon amour! J'arrive!
"
La belle aimait trop pour mourir
Donc s'en alla le secourir.

 

 

les_ponts.jpg

 

Je conseille vivement l'écoute de la chanson interprétée par Marc Robine. Il répète un peu dix fois la même chose mais c'est joli dix fois d'affilée.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 03:41
- Publié dans : L'atelier.

De la réussite :

 

Suite indirecte ( les vers de transition sont coupés) de De la démocratie et de la transcendance.

 

[...]

Comme nous n'avons pas de villes à quitter
En faisant nos adieux d'un bras réconfortant
Pour rejoindre le luxe et la civilité
Dans lieu capital et le seul important,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir,
En faisant nos adieux dans les bras de nos mères
Pour rejoindre le lieu où tout est à bâtir
Et où tout est bâti et où tout s'agglomère,

Comme nous n'avons pas de ville où aboutir
Pour reprendre au destin ce qu'il doit à nos pères,
Ce qu'il leur a volé sans le réinvestir
Pour de plus miséreux qui jamais ne prospèrent,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir,
En faisant nos adieux, les pleurs les plus amers
Tenus sous la paupière afin de garantir
L'honneur du fils qui part à l'assaut des chimères,

Comme nous n'avons pas de ville où revêtir
Une nouvelle vie et de nouveaux repères ;
Là où s'améliorer ou se reconvertir,
Là où mettre une forme au voeu que l'on espère,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir
En faisant nos adieux comme, au bord de la mer,
Le marin embrasse au front l'épouse martyre
En jurant sur le ciel un voyage éphémère,

Comme nous n'avons pas de ville où démentir
Notre tendance à être infiniment compères
De l'échec cuisant et à tout anéantir
Quand la chance offre et que la fortune obtempère,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir
En faisant nos adieux à toutes les commères
Qui nous voyaient enfants et aimaient compatir
A l'avenir scellé de jeunes si sommaires,

Comme nous n'avons pas de ville où investir
Dans une renommée de champion et d'expert
Que l'on se bâtirait sans trop se pervertir
Entre lui qui nous flatte et lui qui vitupère,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir
En faisant nos adieux au doyen et au maire
Attentifs aux leurs et là pour nous impartir
Du renom national de notre maison mère,

Comme nous n'avons pas de ville où ressentir
Un sentiment de feu que l'inconnu tempère
Difficilement et où il faut consentir
A briller pour toujours sans commettre d'impair,

Comme nous n'avons pas de villes d'où partir
En faisant nos adieux et où l'on énumère
Ceux qui furent pour nous l'épaule où se blottir
 Et, contre nos deux joues : la caresse palmaire,

Comme nous  n'avons pas de ville où divertir
Nos âmes ennuyées et qui nous désespèrent ;
Comme nous n'avons pas une vie pour sertir
D'une grande fierté les gens de nos repaires,
 
Comme nous n'avons pas un grain de dignité
Ni un grain de noblesse infaillible et constant
Ni un sourire sur nos faces dépitées
Ni une renommée qui ne tienne longtemps,
[...]



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 08:14
- Publié dans : L'atelier.

 Imitations - III :

Heinrich Heine,

A ma mère.

 

Heinrich_heine.jpg

 

I

J'ai la tête levée en tout temps, en tout lieu,
Mon âme est résistante et droite et endurcie ;
Même devant le roi, seul et à sa merci,
Je ne peux concevoir de rabaisser mes yeux.

Mais mère j'avoue, sans artifice insidieux,
- Il me faut pour cela un courage précis -
Qu'au sein de ton aura où l'air est adouci
Modestie et Fierté rejouent leur contentieux.

Est-ce là ton esprit qui en secret domine,
Ton esprit qui voit tout de là où il culmine
Et étincelle au fond d'un ciel qu'il illumine?

Un souvenir amer me revient et s'obstine
D'un jour où j'ai froissé ce coeur à ta poitrine ;
Ce coeur qui m'aime tant, qui pleure et se chagrine.

II

Enivré de départ je t'ai fait mes adieux
Pour aller à travers le monde et loin d'ici
Découvrir où l'amour se cache et officie
Et l'enlacer d'un bras aimant et  audacieux.

Et dans toutes les rues j'ai cherché de mon mieux ;
J'ai, au seuil des maisons, tendu mon bras minci
Pour mendier de l'amour le moindre ramassis
Mais l'on m'offrit le froid d'un rire pernicieux.

Et j'ai cherché l'amour sur la voie de l'errance,
Sans pouvoir démêler le noeud de l'espérance...
Pour rentrer au foyer malade et mécontent

Et tu m'as accueilli pour panser mes souffrances...
Dans ton oeil se baignait le soin pour ma carence :
Car c'était bien l'amour recherché si longtemps!

 

411_Heinrich_Heine.jpeg

 

Original :

 

 

An meine Mutter B. Heine, geboren v. Geldern

I

Ich bin's gewohnt den Kopf recht hoch zu tragen, 
mein Sinn ist auch ein bisschen starr und zähe ;
Wenn selbst der König mir ins Antlitz sähe, 
ich würde nicht die Augen niederschlagen.

 

Doch, liebe Mutter, offen will ich's sagen :
Wie mächtig auch mein stolzer Mut sich blähe, 
In deiner selig süßen, trauten Nähe
Ergreift mich oft ein demutsvolles Zagen.

 

Ist es dein Geist, der heimlich mich bezwinget, 
Dein hoher Geist, der alles kühn durchdringet, 
Und blitzend sich um Himmelslichte schwinget ?

 

Quält mich Erinnerung, dass ich verübet
So manche Tat, die dir das Herz betrübet ?
Das schöne Herz, das mir so sehr geliebet ?

 

II


Im tollen Wahn hatt ich dich einst verlassen,
ich wollte gehen, die ganze Welt zu Ende,
und wollte sehn ob ich die Liebe fände,
Um liebevoll die Liebe zu umfassen.

 

Die Liebe suchte ich auf allen Gassen,
Vor jeder Tür streckte ich aus die Hände,
Und bettelte um g’ringe Liebespende - 
Doch lachend gab man mir nur kaltes Hassen.

 

Und immer irrte ich nach Liebe, immer
Nach Liebe, doch die Liebe fand ich nimmer,
Und kehrte um nach Hause, krank und trübe.

Doch da bist du entgegen mir gekommen,
und ach! Was da in deinem Aug’ geschwommen,
das war die süsse, langgesuchte Liebe.

 

 

 

 

 



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Partager

Derniers Commentaires

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés