Quelle plaie annonça pareille agonie courte ?
La maladie pénètre, noire, telle que d’une pieuvre l’encre éminemment toxique distillée, distillée entre les confluents d’hémoglobine. Et de douleur mêlée. Nausées ! Mort.
Que dire de plus des choses foudroyantes ? Ah, oui : trente ans.
Par * MirrorCradle
Le départ… Vole ! et loin ! loin des limbes sans nom.
Quelque ange s’en fait une sœur davantage innocente. On lui épargne le dilemme des deux voies tracées par le sillon et elle entend longues-jambes hurler de sa bouche boursouflée par les braises du pire feu que connut la chair humaine,
des pans calcinés tombent de ses pommettes d’ampoules et de rougeurs. Exorbités, en équilibre, ses yeux fixent la reine.
Il a la politesse de ne pas lui demander d’aide et assume.
Il aurait, finalement, pu être bon père.
Par =emo-kid-crys
L’éden, le paradis ? Des cercueils somptueux.
Et, bonne mère, à la droite d'un Invisible, on l’installe.
Une leçon de survie parmi les lames grouillantes, la tension des parjures et la métempsycose des souffrances.
Une leçon une et finale : une vie une mort, indissociables. Tressés, liés d’or, de vif de funéraire.
Le rayon qui le sublime si un pleur gelé grêle contre la joue.
Par -vampirate14.
Et chaque vers versé coule son marbre fin.
Cloue les phosphorescences ; les lueurs éparses mères d’un soleil, à la voute totale.
Et je ne mourrai pas sans avoir déposé la dernière pierre de
Mémoire
Ni arraché le dernier pétale de la fleur au pistil amer, à la corolle venimeuse et aux ailes sans borne.
Passion.
Et toujours ma poitrine sera teinte de ce tatouage à l’allure de folie : qui forfait s’emplit d’apocalypse.
Dévouement.
Que je scelle de ces dix chants sur la première des marches du tombeau adoré.
Par =alexiuss
L'amour, idée délicieuse...
Alexandrins.
"Les coups! Quand ils arrivent ça fait mal!"
Chanson de Jean-Claude Convenant.
Les coups font mal… soudain ils déferlent, ça gueule !
Tu te protèges, bras croisés devant les yeux,
C’est à la poudre, au pal que tu songes, les cieux
N’y font rien ; le coup part ! part et tu sens seule.
Vierge tu étais sage et finement bégueule,
Puis tu le vis ; obscur, cracheur, dur, capricieux
Et, pis que vampirique, un coup de dent vicieux
T’injecta un amour licier de ton linceul.
Le coup part de nouveau et tu songes au pal,
Vengeur si décisif : le papillon du mal
Planté comme au liège, ôté de sa colline.
Et à la poudre, aussi : le cliquetis létal
Enclenché le plomb part ! part et perce l’échine.
Poudre ou pal ? Ton choix c’est le pardon, beau : total.
Vers à murmurer :
Qui peut se pardonner les larmes de Méline ?
Le béguin du bègue :
"- La croiser au matin, à l’arrêt, dès huit heures
Tous les jours ne m’a pas ne m’a pas convaincu :
Je me tais, je sens que des flammes intérieures
Me brûlent… elle part et le feu est vaincu.
Vaincu par les les mots ; mes souffrances sont tues
Faute de ne pouvoir les réciter au chœur
D’un trait limpide et pur, les syllabes têtues
Font barrage à ma langue et clôturent mon cœur.
Et tous les jours sa voix, l'intonation sûre,
Me répète un salut comme un charme lancé,
Salut que je lui rends sans trop le prononcer.
Mais ce matin ce ma’ ce matin je le jure,
Qu’importe le pardon, peu m’importe l’injure :
Je promets d'être bref quand je vais l’embrasser !"
Extension de l'extension "L'homme" - Moussa :
Il est dit, par l’écho de la pure douleur,
Que ta larme est tombée entre les pyramides…
Puis la mer se brisa sous des cieux euménides,
Mais tu ne séchas là que ton premier pleur :
Tu marchas et la faim, la soif et la chaleur
T'engourdissaient... pourtant les traversées arides
Se suivirent… des nuits froides avec, perfides,
Des hyènes beuglant sous des astres sans couleur
Les ponctuèrent. Tu marchais ; au loin la terre
Promise guettait tel qu’un immense mystère
Dont le seuil, nulle part, s'ouvre pour l’inconnu.
Tu marchas...ce durant près de quarante années !
A travers le désert où tout semble connu
Sur un chemin fleuri d'espérances fanées.
Moïse aux J.O.
Toujours vérifier avant de tuer.
Par ~ DanielK78.
Un manoir dont les murs sont gerbes de motifs :
Une milliardaire (on ignore la somme)
Au salon, crispée, crie, se tord, hoquète comme
Un chat qu’on jette au feu véritablement vif.
Baveuse, elle hurle, elle a peur… Mais quel fautif
Pourra-t-elle annoncer ? Si quelque majordome
Etait présent, mais rien ! Tout est vide ! Les hommes,
Sécateurs aux mains, sont allés tondre les ifs.
Il en reste un : le dur, le froid et le hautain
Dragon de ce palais trop garant du butin,
Couché près d'un bougeoir dénué de chandelle ;
Pourfendu, plus que chauve : un morceau de cervelle
S'écoule... Mais cet homme et mari de la belle,
Lui murmure, mourant, avec un air de rien,
Qu'hier il a misé totalement ses biens
Sur le petit minois d’une autre demoiselle.
L'amour, idée délicieuse...
Octosyllabes.
L’amour, idée délicieuse,
A pris ton corps, ton âme, ta
Gemme de sang, si précieuse ;
Une seule œillade ameuta
Sur tes joues, vif, le magenta
De la passion anxieuse
Et des pleurs que nul ne compta.
Tu aimais : tu fus soucieuse
Et fidèle... longtemps l’on t'a
Trompée mais toi, pauvre rieuse,
Tu, sur la chose captieuse,
Voulus qu'un "pardon" l’emporta.
La corde est raide, gracieuse,
Au bout tu pends ! Quel résultat !
Par ~ AlexiaBleedel.
Merci.
Moi, poète sans nom que le badaud déserte
Fut ôté d'une fosse où quelques charançons
Fourmillaient par la main qui d'aucune rançon
Ne scelle son effort d'être toujours ouverte.
Du chevet de l’écran la toile est épiée...
Bernard arrache un or du nœud des multitudes,
Pas sans pince ni gant : il ne saurait piller !
Ô langue close à l’œil qui résiste à l’étude!
Rend à ton valet sa louable servitude
D’un baiser éternel au front de Lherbier.
Par V1V14N0hh
pour connaître le personnage et le lire avant tout
!
Burning heart :
Un cœur brûle… Ah ! Qu’un autre ostensiblement naisse !
Au quinzième et qu’un cycle insensé se referme
Sur un billet de blog ; incendie de promesses !
De feu gris (tel un nord) dont la voûte est le terme.
Par ~HEandRO.
Par * Keun-chul
Toute syllabe inscrite est peu lue, je dois dire ;
Une tour dans l’exil qu’il est sain d’assumer.
Viendra-t-elle, néant qui a su la maudire,
Aux lumières des yeux ? Ou serait-ce fumée ?
Si c’est fumée la tour est creuse, un univers
La comble d’inconnu ; un peuple sans visage
Ne change rien pour vous. Qu’est-ce l’homme d’hiver ?
Qui du Styx, apeuré, patiente au rivage ?
Pourtant elle se dresse, elle se dresse et pousse,
Elle pousse, alanguie entre les bras d’un lierre
Qui lui étreint les flancs et pourriture, mousse
Autant que clématite, autant que fourmilières
L’ornementent. Tentant la candeur des immeubles
Où des mots simples sans être nouveaux s'y meublent !
Troisième heure :
Le salut d'un homme - Une autre transaction - Se souvenir de son nom - Solidarité infirmes - Pauvre Marielle -
Conclusion.
L’agent Keushmeul ne sera plus jamais moqué…
La Maserati est défoncée : elle fume puis explose.
Plus loin dans la montagne déambule Jack Bovini, il comptait se déplacer en voiture plus longtemps…
Il rejoint vite un village, il y discerne deux jeunes clients potentiels, les dépouille jusqu’à l’os et avec le pactole il s’approvisionne sans se faire remarquer.
Il est heureux mais ne sait que faire… Il va dans la forêt : Au point où il en est il s’attend à voir sillonner des hélicoptères aux flancs béants et débordants de gendarmes et de policiers de toutes sortes.
Un sandwich thon mayo brise sa légende culinaire.
Il pense à aller s’abriter chez une de ses meufs : Clara ou Jenny ou il ne sait plus… dans un patelin d’Ardèche. Baiser le détendrait, si calme qu’il est comme homme se métamorphosant chaque minute en l’ennemi unique d’un peuple et d’une nation.
Une route croisée à l’ombre des fayards, le hasard d’un scooter, un coup de coude.
Marcher est difficile pour un boiteux ; celui qui vient de se faire anéantir les cartilages nasaux et voler son moyen de transport professionnel doit le comprendre.
De petite route en petite route il atteint la panne d’essence. C’est que le réservoir était à peine rempli.
Mais il se rapproche de sa miss… Aussi vrai que Marielle Bonquive, qui le prendra en stop, se rapprochera jusqu’au plus âpre frisson du squelette noir de la mort.
Nous apprenons en cette troisième heure que Jack Bovini est capable de faire des kilomètres pour une fille.
Toujours vérifier avant d'aimer :
Chaussés, les escarpins résonnent dans la ville
Et, dans le brouhaha des mâles délaissés,
Dominent tel un gong. Ainsi rampent, serviles,
Les amoureux du jour qui furent peu fessés :
« -Madame je vous aime ! - Et moi aussi madame ! »
Clac ! Clac ! Clac ! Elle va… Le talon retentit
Et étincelle sur le morne macadam.
Clac... le bruit meurt contre un mégot anéanti.
L’escarpin continue sa mélodie de rut
Avec ses diamants incrustés aux lanières.
Un dragueur, en passant, délie des mots de flûte :
Il papote d’amour, dit qu’elle est la première…
Un chiffre lui répond dépouillé de manières
Pour qu’il comprenne enfin qu’il parle à une p***.
Deuxième heure :
Du souci de l'originalité - Départ de Cannes - Le décompte des morts - Le barrage - Le problème des cigarettes -
Conclusion.
Une interpellation de la part d’un agent ; à pied la course-poursuite le fatigue… Jack, pilote sans voiture, hésite à fracturer une Ford Fiesta mais, aujourd’hui, il trouve cela banal.
En plein après-midi du vingt aout 2009 Jack Bovini quitte le périphérique cannais à bord d’une Maserati dont l'alarme hurle au vol dans toutes les rues de Cannes et de Grasse. Pied au plancher. Qui le croise l’entend mais ne le voit pas tant l’aiguille du compteur bute contre sa limite. Il percute des gens. Tant pis : dans dix minutes il sera loin.
Par ~PutReset
Dix minutes plus tard deux voitures de flics sont à sa poursuite. Il s’allume une cigarette. On le prie de s’arrêter à coup de clignotants et de mégaphone. Il fume. On lui ordonne de s’arrêter.
La balle du Desert Eagle pénètre la roue avant gauche de la voiture la plus proche qui suit alors une frénétique trajectoire, oscille brutalement de l’avant et s’éclate contre le garde fou. L’officier Robert Desbranches est mort, les langues de bœuf à la sauce madère refroidiront éternellement ma chère Evelyne ! Votre fils unique deviendra chrétien ou sataniste ; tout dépend de la manière avec laquelle il recevra la nouvelle de la part de l’homme brassardé de noir.
Jack Bovini n’a plus qu’un poursuivant : la balle traverse le pare-brise. Le chat de l’adjudant Malbé mourra de faim dans trois jours et l’officier Parsle ne visionnera jamais son intégral de Kubrick.
Jack jette son mégot.
Il roule une heure, ivre d’une joie qui se heurte à deux autres véhicules dont chantent les gyrophares et garées perpendiculairement à cette ligne blanche qui tempère et règle le ballet des caisses.
On lui somme de s’arrêter. Il fonce, se saisit de son paquet de cigarettes et… il est vide. Il n’avait pris qu’une clope. Et c’était trop tard pour en acheter.
Tout en fonçant, ruant sa rage contre le bleu tournoyant et les hommes en panique, il se mord la lèvre…
Nous apprenons en cette deuxième heure que Jack Bovini est distrait.