Où sont les guerriers ?

 

Où sont les rois?

 

Où sont les orgueilleux qui prennent le trône quand on les croit ?

 

Sofiane.

Coeurs changés.

Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 21:34
- Publié dans : Coeurs changés.

Prospective.

 

 

Ainsi quand l'univers décomposé m'aura

Rendu, tout frémissant, à la lueur natale ;

Je vous parle de celle, infime, qu'implora

Dans le temple de marbre et d'arbres la vestale,

 

Je vous parle de celle à qui revient le don

Quand il est épuisé d'agrémenter la terre ;

Mon parfum s'enfuira pour les rhododendrons

Des landes d'or, avec lui : mon dernier mystère.

 

Je retournerai vers les antres du soleil,

Remâcher cette épaisse viande au goût de suie

Dont s'écoule du lion royal le sang vermeil.

 

J'écouterai chanter les songes de la pluie.

Dans la source immergé mon front noir pâlira,

Ce sera bien après l'inlassable agonie

Des cieux : Quand l'univers décomposé m'aura.

 

 

 


 

 



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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 19:44
- Publié dans : Coeurs changés.

Feno Tahiri.

 

Tout ce qui brille n'est pas hors de soi.

Black Kent

 

 

Pour n'avoir pas trouvé le Graal de l'ancien livre

Je sanglote parfois, dis : « je me suis perdu,

Tout, depuis la genèse, est un malentendu,

Je n'avancerai plus ; j'attends qu'on me délivre ! »

 

Dès lors je n'ai de goût que pour les fleurs de givre

Et délaisse la rose au jardin suspendu.

L'été perpétuel du coeur a disparu

Ensemble que l'espoir de telle idylle où vivre.

 

Mais, tout à coup, à l'heure assassine, étincelle

Au fond de moi la flamme inextinguible, celle

Qui dégèle l'hiver noir de sa pureté.

 

Dans le creux de mon âme elle éclaire une amphore

Qui déborde de fleurs d'été, d'humanité

Et je me crois le Graal, et je veux vivre encore !

 

 

 

 

 



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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 12:11
- Publié dans : Coeurs changés.

Premier samedi soir.

 

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Pour ces adolescents dont vibre le sang neuf

Au rythme amplifié, puissant de la musique,

Dixit : "ce soir où nul ne part vierge -l'unique-

Il faut du cannabis, de l'alcool, de la meuf".

 

A l'ancienne orgie a succédé la teuf

Et chacun va dansant dans le trouble et l'oblique

D'une immense biture... Ah ! quel bonheur publique

Ne saurait se briser net à l'appel d'un keuf ?

 

A minuit où la lèvre ivre boit à la lèvre,

Où l'on sent s'accoupler le désir à la fièvre

Un doigt sonne plusieurs fois : c'est l'autorité !

 

Ainsi les amoureux quittent les amoureuses

Et l'on éteint la chaîne hifi, l'austérité

Empiète sur la nuit des promesses heureuses.

 

 

 

 


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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 21:35
- Publié dans : Coeurs changés.

Outlaw !

 

Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui affranchit.

Henri Lacordaire.

 

 

Quand viendra l'heure, ami, je ferai mes bagages

Et j'irai, par les plaines au lever du jour,

Traversant les chemins de poudre sans détour,

Rejoindre les butors et les tueurs à gages.

 

Au bout du flingue luit la mort et dans les cages

Les gars saignent, hurlant leur douleur au dieu sourd.

Le passé pèse ainsi qu'un poids ; un poids trop lourd.

Les bals au crépuscule ont des airs de saccages.

 

Mais quoi ? Le front toujours baissé, la peur au ventre ?

Le regret d'être né qui tel un sabre rentre

Dans l'âme, la torture et jamais ne ressort ?

 

Non, laissez-moi tirer ! Une fois ! Dans le torse !

Mon choix est fait parmi les deux faces du sort :

Mourir dans la sagesse ou vivre par la force.

 

 

 



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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 16:11
- Publié dans : Coeurs changés.

Calliope à tout prix

Suivi de : Les soucieux.

 

 

Aucun ? N'aurais-je aucun talent ? D'accord, mais moi

J'enchante une danseuse ivre et aérienne

Qui valse sur ma paume un pas perdu de Vienne,

Promesse et renouveau vivace d'un émoi

 

A chaque vers jailli d'on ne sait où. Pourquoi

T'en vas-tu, courant d'air féminin qui m'alienne ?

Combien de fois m'as-tu trahi ? N'es-tu pas mienne ?

N'es-tu pas la lumière et ce qui luit en soi ?

 

La voix ? La grande voix qui ne dit que beauté ?

Impératrice, reine et toujours ouvrière

Que j'abrite et chéris ? Contre qui j'ai fauté ?

 

Poésie. Et l'enfant parle et reprend son dû.

Poème. Le premier jardin, la soufrière.

Sans vous qu'est-ce le monde ? Un pur malentendu.

 

calliope2.jpg

 

Dizain déprimant.

 

 

Ceux dont les jours sont faits de tristesse et de songes

Voltigent... ni flots blancs qu'effacent les éponges

Pour baigner ce cœur, lourd et vrai nid de frelons,

Qu'une blessure expose à la flamme, aux grêlons

Parmi les vents du nord ivres ou la tempête

Diluvienne où tout prie et courbe la tête.

Eux, enfants prosternés des terribles destins,

Ont-ils jamais tenu, vivants entre leurs mains,

Les bonheurs garantis et le fruit des maraudes ?

Ont-ils revu tes yeux de face, Mort qui rôdes ?

 

 

 


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