Hitei Hime.
Hitei que l'on ne peut qu'aimer !
Toi qui souris au dieu funeste
Quand ta gorge vient parfumer
Le charnier, ou ce qu'il en reste :
Ta victoire ! Quand tes cheveux
Plus longs que toi, dans la rigole
Rougissernt, c'est toi que je veux ;
La cruelle, la fière et folle !
Tes cheveux blonds, mauve parfois,
Dont le bout, je l'ai dit, est rouge
Pour les humer combien de rois
Dois-je tuer ? Cet humble bouge
Où résident les Maniwa
Faut-il pour toi que je le flambe ?
Toi qui jadis me raviva ;
Tuer sera mon dithyrambe,
Toi qui m'a reconnu vivant
Alors que j'allais dans les limbes :
Sur ton futon, sur ton divan
Que d'horreurs muettes te nimbent !
Du cellier, aux purs aguets,
Je veille et surveille et m'apprête
A t'obéir et tu le sais :
Comme j'aime viser la tête.
Avec ton éventail, d'un coup
D'ailette, tu damnes ou toises,
Et le Japon connaît le coût
Des manières discourtoises.
Tu t'éventes sous l'hinoki,
Belle princesse du massacre
Dont l'œil calme autrefois acquit
La teinte blême de la nacre.
Ta fine main en mouvement
-Jolie, ô combien jolie !-
On dirait une main d'enfant
Par le velours dix ans polie.
Dans ton grand yukata royal,
Paisible sous l'ombre de l'arbre,
Quel plan sadique et déloyal
Gigote en ton esprit de marbre ?
Peu m'importe, princesse Hitei,
Si je dois plomber le soleil
Pour te plaire ! Je suis ton homme ;
Emonzaemon te suis comme
Ton ombre depuis son réveil !
Emonzaemon armé d'Entou Jyuu.
Papillon
De ses deux ailes inutiles
Sur la mer... disons de Dirac
Il vole, ses kunais rutilent,
Stoïque devant le ressac.
Il marche ainsi jusqu'au rivage,
Un ninja par épaule, il va,
Afin d'épargner toute nage
A ses collègues Maniwa.
En premier part Maniwa Mante
Religieuse aux ongles d'airain ;
Il dit qu'il vivra, qu'il leur mente ?
Ce n'était pas de son dessein.
Mais quand ses ongles, vers sa bouche,
Viennent briller il comprend,
Lié par la corde à la souche,
Que c'est son dernier instant.
Plus loin les deux autres s'affolent :
Maniwa Mante était si fort !
Son nom tonnait dans les écoles
De shinobi du sud au nord !
Mais quel-est donc cet adversaire ?
Papillon, avisé, d'un bond,
Désireux que son œil éclaire
Son corps, son visage et son nom
Va, car sentant le drame poindre.
Et le tueur n'en est pas un ;
C'est une tueuse ! A l'air moindre,
De faibles battements au sein.
Papillon, tel chaque collègue,
Meurt de sa technique, en mourant
Il repense à ce peu qu'il lègue,
Lui revient le rire, un instant,
De Maniwa Mandarin, belle
De ses rêves depuis petit.
Son grain de beauté l'ensorcèle
Une ultime fois dans la nuit.
Ils s'aimaient, au cœur de la guerre,
Étant eux-mêmes grands guerriers,
«Un peu d'amour est nécessaire »
Se dit-il, les deux yeux vrillés :
Cet insecte qu'aima l'oiseau,
Au cœur cinq trous fins en biseau.
Katanagatari
Il se peut que ceux qui n'ont ni vu ni lu ce manga n'y comprennent rien, mais mon but n'était de raconter à nouveau
l'histoire.
Au fil envolé de l'acier
Qui sur l'enclume en fumant danse
La mort d'une aile a remercié
Shikizaki Kiki l'immense.
Par mille on dit naquirent ils,
Prototype par prototype
Qu'il fondait au feu des exils,
Du tabac bizarre à la pipe.
Mais les milliers étaient essais
Vains seulement, presque les mêmes,
Puis naquirent de cet excès
Les douze katanas suprêmes :
- Soutou Kanazuchi du poids
Dévastateur d'une montagne
Anéantit en une fois,
Brisant le peu d'os qu'il épargne ;
- Outou Nokogiri laissé
Dans sous fourreau, par retenue,
Est apte, sans gène, à blesser
Mais tuerait par sa lame nue ;
- Zentou Namakura plus vif
Que Fujin et Raijin ensemble
Découpe en huit morceaux l'esquif
Avant que le fleuve ne tremble.
-Bitou Kanzashi presque humain
Se balade vers la lumière,
Et le katana dans sa main
Tranche de face et par derrière ;
- Zokuto Yoroi protecteur
Orne d'une armure celtique
De la phalange ultime au cœur
Son maître - il devient métallique,
- Zettou Kanna banal de loin
Mais dont la teinte est du plus sombre
Subrepticement a le soin
De planter en sortant de l'ombre ;
- Hakutou Hari blanc, plus blanc
Que de Sabi la chevelure,
Fend l'univers dans son élan
Enroulant le ciel en pelure.
-Entou Jyuu vomit du plomb,
C'est le seul sabre avec gâchette,
Il va directement au front
Jusqu'à ce qu'un cerveau l'arrête.
- Sentou Tsurugi de partout
Se cueille sur le champ de guerre,
On le jette, on s'en contre-fout,
On le relâche, on le resserre ;
- Akutou Bita, ce poignard,
Dans la chair du manieur se plante,
Étendant jusqu'à son regard
Ses racines comme une plante.
- Seito Hakari, pourtant
Sabre bien fignolé du maître,
Fait, car sa lame c'est du vent,
Que le combat ne peut pas être ;
- Dokutou Meiki dans le sang
Du manieur redonne vie
(Celle du manieur cessant)
Au grand maître à l'âme ravie.
Shikizaki Kiki revient
En effet dès que, dégainée,
La lame fait un va-et-vient
Dans la main glauque, empoisonnée.
Que veut-il de ce renouveau ?
Combien de morts un sabre vaut ?
Voici pour vous quelques piècettes
Où tombent cheveux, noms et têtes.
Fragments du chant de la lune :
Sélénienne une nuit blanche
Me rappelle d’où je reviens :
De nulle part et seul, étanche
J’écris ma mort : le mot Destin.
[...]
D’où viens-je ? Suis-je, au fond, de la lune le môme
Ou du néant le père ? Et suis-je, simplement ?
Nul Nadir aujourd’hui ne répandra son dôme ;
C’est la réminiscence… un horrible moment
.
[...]
Car il faut réfléchir, en cette veille il faut
Ne pas sombrer dans la rage sentimentale,
Il faut, serein, cerner cette force mentale
Où se moule l’objet qui domine la faux.
[...]
Ma mère, sainte alors, me fit naître sans doute
Au terme des neuf mois les plus précautionneux
Dont l’humain est capable, une vie est en route ;
Le sentier se trace en pavage cotonneux.
[...]
Lancinante une berceuse, un
Mobile évasif tournoyant…
Le bébé chiale et sa maman
L’apaise de sa voix de lin.
Potelés, idiots, ses deux bras bougent, il
Est un orphelin nu. D’Orphée l’aller-retour
Est fait : le paludisme a convoité ses jours
Mais il a survécu ; les dents contre le fil.
[...]
France ! Ô sacre de soie qu’être ton citoyen !
Royaume millénaire et neuve république
J’approuve ton histoire et d’un salut publique
Je te sacre de vers et t’offre mon seul bien.
Mais ce fut difficile : être malgache est noble
Autant qu’exotique et je voulais l’exception
Que je ne sus trouver dans l’orgueil d’un vignoble
Ni dans le feu gravé du mot Révolution.
L’échec amoncelait son suicide latent
J’étais un apatride à la poitrine en deux
Tranchée. Qu’étais-je ? Un gosse aux mots couverts de bleus
Que partageaient deux, trois disciples de Lacan.
Exceptionnels, on voudrait
L’être tous… Est-ce donc stupide ?
Un jour s’élever loin du trait
Car d’un je-ne-sais-quoi cupides…
[...]
Nulle caresse, amante apte à tresser le crin,
N’aura raison du sang que versent mes œillades,
Que ton cœur de cristal retourne à son écrin
Et ton visage en fleur aux rives des naïades.
[...]
Je sui le Dépourvu, le Seul, le Décimé,
Le mendiant d’Amour à la gorge pendue.
Tout est mort, tout est mort ; et l’enfance et le vent,
Sont emportés au loin, dans le néant suprême.
La nuit s’est achevée sur mon orbite blême
Mais ne me rendez pas ce que j’avais avant.
Les amis :
Toutes ressemblances avec des personnes existantes seraient totalement fortuite ; à prendre comme le monologue à Sarah : ma soeur n'est pas morte, quoiqu'elle essaie elle n'y arriverait pas.
(de toutes façons aucun n'est venu sur ce blog et n'y viendra jamais, à part pour voir comment je parle de lui)
Par nunoramos0
Pour enchanter ces vers j'ai trahi mes amis
Car il n'est que le muse à la porte des phrases
Ni pouce de parents ni lèvres d'ennemis
Et pourtant je les aime au fond des antiphrases.
Il ne fut pas pour eux tout le cœur que j'ai mis
A ranger, par saison, mes bouquets dans leurs vases
Ni pour eux le Walther ni le crime commis
Par mes vices ôtés des plus diverses vases.
Amis qu'ai-je gagné dans les bars d'Annecy
Sans perdre un seul instant Calliope de vue ?
Je n'étais pas heureux ; j'étais à ma merci.
Je n'étais pas heureux depuis l'idylle lue...
Vous vous voulez plaisants ? Laissez-moi mon plaisir,
Je n'ai, pour être heureux, que ma plume à saisir.
*
Puis je ne vous dois rien, que m'avez-vous donné ?
Lorsque j'ai lu mes vers et que vos fronts trop vides
Se sont baissé masquant vos baragouins livides
Amoncelés par votre esprit désordonné
Devais-je me sentir reconnaissant ? Prenez :
Le peu qui vient de vous je le rends, l'œil humide,
Dans ces sonnets amers, un jugement rapide
A la lecture et, sûr, je serai condamné.
Ingrat étiqueté par ceux qui m'ont banni :
« Poète ? Ce n'est rien donc c'est mieux qu'on le nie. »
C'était vos vœux pour moi ; vos vœux que j'interprète
Sans nul tort n'est-ce pas ? Qui vint au récital,
Sinon moi ? Mais qu'importe ! On est ou pas poète :
En face de son temps ; littérateur total.
Il est sincère de dire à mes quelques lecteurs -mais ô combien de qualité (dit le lécheur de Santiag)- que je n'ai pas rien fait durant ce temps mort pour le blog et vivant plus qu'il ne faut pour moi. J'ai encore l'âge d'être égoïste, après j'aurai trop de cadets pour ne pas montrer l'exemple.
Donc comme mentionné précédemment je prépare un recueil, structuré en fatras. Je ne me soucie pas de sa publication mais de sa puissance (mot choisi) donc ce n'est même pas sûr qu'il soit commercialisé un jour. Mais il en a tout de même l'ambition.
Les choses devraient repartir dans des temps proches, aussi Le Nouvel Hippocampe, dont la formule me désespérait deviendra moins prolifique mais plus pointilleux. Explications prochaines sur le dit site.
Je dois donc des excuses aux poètes que j'ai abandonné après le souffle d'espoir que je prétendais apporter... Mais au moment de sa création je ne savais même pas que je faisais un recueil ; et je m'y suis embourbé corps et âme.
Mais tout repartira, c'est promis ; en mieux. Car sinon repartir ne sert à rien...
Pour ce qui est de l'Hippocampe Noir je n'ai rien écrit mais j'y publierai les textes que j'ai exclu du recueil. Car il est structuré, en fatras.
Et s'il est des gens que j'ai encore plus violemment délaissé c'est mes amis. A tort ou à raison...
Texte exclu de mon recueil ; je trouvais l'idée bonne mais arrivant trop tard après Nietzsche, la forme n'est pas super non plus...
Blason que portent les héros du manga Angel Beats.
Rebels against the god au fanion ruisselant
Du rouge qu’épanchait ce monde jadis notre !
Dieu, nous avons saigné par le cœur et le flanc
Pour approuver le sang d’un invisible apôtre ?
Dieu, nous avons bouffé la mort à sa racine
Et le drame à sa cime, en larmes arcboutés,
Pâlots, strictement nus, sortant de la cantine
Pour rejoindre un cageot d’ébène velouté !
Quel parent s’en alla, seul entre nos phalanges,
Au front poisseux des pleurs que nous lui réclamons
De n’être pas mort pour lui ? Combien de démons
Naquirent du magma dès la chute de l’ange ?
Puis nous avons priés, ne voulant, dans ces sables
Mouvants de la détresse, achever la folie,
Le terme du désert en rêve : on a finit
Par s’abreuver toujours au drame intarissable.
Mais nous avons prié, parier comme Pascal,
Mais les spectres étaient plus nombreux bien qu’à force
Nos pleurs se sont taris, nous moulûmes l’écorce
D’un alliage compact de désespoir fatal.
Et, lieu de pendaison, le saule où réfléchit
L’homme à tout son fatras nous ouvre par coutume
Son ombre où, bouillonnant, l’ogre de l’amertume
Se repait – ténia !- du mensonge saisi !
Tu dis : C’est votre faute en nous voyant noircir
De ton ciel et ton doigt pointé nous écrabouille…
De notre faute aussi les douleurs de la chtouille
Et les rois meurtriers dignes de ton désir ?
Notre faute l’humain trimballé dans les âges
Avec son petit poing, son cœur et sa logique ?
Sommes-nous d’éther ou sommes-nous biologiques ?
Sommes-nous sans talent, thaumaturges ou mages ?
Ce que nous voulons, Dieu ! Nous sommes alchimistes
De nos mains naissent feux, faunes, homonculus,
Rebels against the god ; nous n’obeissons plus :
Nous créons des jouets pour nous rendre moins tristes.
Nous excavons l'aven qui brise le chemin ;
Humans higher than god. Jouet ? Tu en fus un.
Par CaptainDammit.
Il y a cet étang près de l'Arakawa
Où le flot azuré secoue la menhyante
Sur l'amphibien son d'une anoure brillante
Qui, peut-être lassée, égraine le croâ-croâ.
On ne peut s'y baigner, ceci se sait sans loi,
Ni même sur la rive embrasser la charmante
Demoiselle à vos bras, ni descendre la pente
Pour tâter l'eau ; dès lors il se peut qu'on se noie.
Il se peut qu'un kappa vous attrape un mollet,
Mi-homme mi-tortue, une assiette au sommet
Remplie d'eau, des cheveux autour comme une coupe
Au bol. Il se peut qu'un kappa tue votre enfant,
L'aspirant par l'anus ses organes en soupe.
Près de l'Arakawa le calme est à l'étang.
Brigitte… un nom qui te va mal !
Et un corps flasque et la cervelle
Légère comme un siroco
Mais Brigitte ô toi ma poubelle
Au style avoué de rococo
Je t’aime et c’en est infernal !
Par Nutthead.
Par tiamat9.
Le songe étatisé sous le joug de Krueger
Je sue et l'eau du vase est la même qui fuit,
Le sommeil et la mort et la terre et la pluie
C'est tout ce que je veux sans calme ni fureur.
Pourtant les tempes zen du Bouddha Gautama
Luisent dans la chambrée où son front se renverse,
Il est comme un bombyx que le fer blanc traverse
Sur un fond érodé que la pointe entama.
Et puis je pleure un peu car c'est vaste et morose
Le deuil, le deuil du deuil... Et j'en pleure et j'en cause
Avec la feuille et l'air plus qu'avec un ami.
Le sommeil tarde ou fuit quand Krueger sur le rêve
Impose son joug. Zen tel qu'un Bouddha démis
Je ne peux concevoir les lignes d'une trêve.
Pétri d’orgueil un moine annulant sa tonsure,
A changé de rayon pour méditer des plans.
L’amplitude du songe a posé sa morsure ;
Le lotus d’Osiris ondule sur le temps.
Le barbare lépreux aux muscles d’épluchure
A bu sa vie de sel aux lèvres des amants.
L’orgue machiavélique a trouvé sa posture ;
L’internement du ciel outrage le printemps.
Le prince dépendant de sa seule nature
A bizarrement su d’où poussaient les chalands.
La jungle c’est la voix d’une foule immature ;
La jungle c’est un monde où règnent les écrans.
L’étêté qui git là, noyé de pourriture,
A tué, pour rire, un de ses soixante enfants.
La discorde a déplu par trop de démesure,
L’homme est un banc lâché dans le nœud des courants.
Un ange dont le nom incarnait la blessure
A trahi, tour à tour, un total de cent clans.
Vivre est un mauvais goût que le suicide épure,
L’hypochondriaque a capoté ses élans.
Alban élava sal léger
Sénevols rétive annotât
Talpa séton son à l’état
Enéma snob euh éroder.
Nopal ogre mon aborné
Noçât ces sados réunis
Engager tresser tec amis
Sima cet ressert regagné
Sinuer sodas sec tacon
Enroba mon ergo lapon
Redore hué bons amène
Tate là nos notes aplat
Tâtonnât éviter slovènes
Regel las avale nabla.
Si Simone réussit…
Servi, lu
Part sec canot
Tournoi
Latte
__
Et :
Talion
Ru
Otton
Accès trapu
Livres
…Tissu
Ere
Nom Isis.
L’été lia, castra pali ;
Rabat en Neïre aime mac.
Lèse idem us sa noce, lac,
Elle sévi, loti déni,
Mon ami lunette et épi,
Ciel ! Le mort se sait âme - crac !
Car ce Matias est rom elle,
Ici, pète et te, nu, lima.
Nom inédit Olive-selle.
Caleçon assume diesel.
Came mi-aérienne ta.
Baril à part, sac, aile tel.
Aux cieux flamands l’aléatoire
Inanité saucissonnait
Le gardien du purgatoire,
Sa femme et ses filles de lait.
Paladin démuni de mine
Au champ incestueux, les faux
Narguent Popeye et Adeline
Emportés dans le blé des flots.
Puisse ta vergogne, ogre, aller,
Aller, aller, aller lascive
Sous cette demeure passive
Du fuchsia sénégalais.
Presque ! Et toujours ! Preste, un dandy
Murit ou fane c’est selon
Ce que réclame votre envie
Et l’innocence des melons.
Presque ! Et toujours ! Papilloté
L’hallali fend l’ocre nervure
Et la sou-soupe et le mercure
Du navire pas piloté.
Presque ! Ottomane, une Orion
Éclate dans l’amer espace !
Tout est vain, nul, tout meurt, tout passe :
L’humanité, les oreillons…